Ô Marguerite

Ô Marguerite, blanche marguerite,
pure et innocente spirite,
au bout d’ma ronde dis sans détour,
si oui ou non, c’est de l’amour !?

À chaque pétale offert aux dieux
de l’amour et des amoureux,
attendre la réponse induite
comme boule magique numéro huit

Dans les pays anglo-saxons
les amoureux ont cette chanson :
« Il m’aime » ou « il ne m’aime pas »
disent-ils émus d’être si bêta

Dans les pays de langue latine,
un peu plus fine est la comptine,
alternant entre les possibles,
que chantent les cœurs disponibles

Mais les amants de par le monde
au gré de cette fleur vagabondent
dans les pensées de l’être aimé,
c’est un doux jeu en vérité

Au pied de la fleur sacrifiée
glissent les pétales amoncelés
suspendus puis vite oubliés
au vent d’avenir dispersés

Ô Marguerite, douce marguerite,
grande ou discrète pâquerette,
vulgaire petite fleur des champs,
je t’aime d’être l’espérance le chant

Miette

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