Melancholiae

Ce matin j’ai humé de la mélancolie,
qui va au gré des vents, des ennuis, de la pluie.
Un oiseau sur mon cœur qui s’est posé sans bruit…

Il construit sa demeure, échafaude un abri,
où cajoler mes pleurs et ouater mes rêveries,
devant le temps qui passe et puis qui nous ennuie
à faire faner les fleurs et nous voler nos vies…

Mais les plumes du temps ont posé leurs doigts blancs
sur cette brume d’antan qui n’est plus que du vent,
qui colore mon humeur de cette pâle envie
de dorloter mon cœur et laisser couler ma vie…

Miette

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