Orgueil et Vanité

Bien sûr on me dira que je suis orgueilleuse
il serait bien étrange qu’il en fût autrement
après plus d’quarante ans à la mettre en veilleuse
que j’découvre à présent la beauté de mon chant !

J’entends vibrer ma plume qui s’écoule bienheureuse
de dire mes émotions musique en contrechamp
dans cette langue merveilleuse qui encense les sens
et tel un instrument sublime tout c’que j’ressens

L’émotion est intense jaillit sur le clavier
comme une fresque immense qu’il me faut travailler
un voyage prend naissance j’ai une œuvre à créer
De poèmes en poèmes je dirai ma vérité

Je ne cesse d’accoucher de bribes d’existence
avant d’être oubliée émiettant ma substance
en de multiples chants qui se perdent en silence

Serait-ce vanité d’espérer que ce soit
au fond d’une étagère dans une bibliothèque
que s’empoussièrent mes mots pour leur éternité ?

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