Petite musique d’automne

Assise au pied d’un arbre, je contemple charmée
la houle de ses feuilles, se soulever, s’agiter.
Je ferme alors les yeux, suis la musique du vent
ce qui émeut le plus est l’ampleur du frissonnement

Il va de branches en branches, se déploie au hasard
comme un bancs de poisson ne cesse de tourner
continue à virer, se calme et puis repart,
serpente ondulatoire sans jamais se poser.

Les feuilles dans le tourment bruissent de mille gémissements,
s’enfle et forcit le vent, tourbillonne le chant
qui parfois les empoigne jusqu’à les faire choir.
Le souvenir d’un sourire souffle sur ma mémoire

Je musarde en rêvant à mes amours d’antan
tes fossettes et tes rires déploient leur filets mouvants
Et chantonnant doucement leur musique d’automne
les feuilles tombent tournoyant sous le bleu des serments

La peur et l’anxiété sans arrêt dans le cœur
laissons filer le temps et respirons les fleurs
quand d’un regard, d’un seul, tu ravivais les heures

Miette

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