Tempête

Il insiste sans cesse, me répète les mêmes choses,
que j’ai des trucs à faire, me rappelle les clauses.
Crois que je ne comprends pas, me réexplique toujours,
me prends pour une idiote, une fumiste, une pov’chose

Il me dit que, vraiment, je suis une mauvaise mère,
mauvaise femme, un néant, hein tu vois ? Une vraie merde.
Ta marmaille, elle, est jeune, disons plutôt sous-merde !

Mais moi si je ne fais rien, c’est juste que je m’en fous.
L’action se perd pas loin, je me détache de tout,
même mon corps mal-aimé, amortit mes pensées.

Il veut m’faire réagir, m’asticote et m’insulte,
il cherche à toute force à me faire apparaître,
pour un dialogue fou, monologue dans sa tête.

Il se tord de colère, s’époumone, s’enfle fort,
déchaine toutes ses barrières, à en perdre le nord.
Et l’enfant qui est là, comment sauver le port ?

A apaiser les flots je me suis condamnée,
car je suis chargée d’âme, c’est ainsi, je le sais,

Je me dois d’être digue, quand la mer se déchaîne,
dans ses emportements se démonte et s’enchaîne,
s’oublie à ses démons, s’abandonne à la haine.

Miette

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